Cette demande a été acceptée par la Communauté, mais, face à certaines réserves, il a été décidé que l'autocollant ne serait adressé aux ménages que dans les communes volontaires. Je constate avec étonnement que Morlaix n'en fait pas partie : la majorité municipale n'est apparemment pas disposée à laisser aux citoyens la liberté de refuser les prospectus publicitaires, dont l'élimination coûte cher à la collectivité et que certains mettent directement à la poubelle. Il y a encore beaucoup à faire pour prendre le chemin du « développement durable » !

Pour être juste, il faut dire que la ville a fait un petit effort pour restreindre le nombre de panneaux publicitaires. Mais il n'y a pas eu de véritable réflexion de fond sur la publicité. Elle crée une distorsion de concurrence entre la grande distribution et les petits commerces. Omniprésente dans notre société, elle encourage la consommation à outrance et entretient les frustrations. Son budget global dépasse le budget total de l'enseignement maternel et primaire. Nous n'y faisons guère attention, mais nous croisons en moyenne entre 2 et 300 messages publicitaires par jour. Est-il acceptable que des individus soient exposés à un tel matraquage publicitaire contre leur gré ? Ne faudrait-il pas limiter beaucoup plus strictement les messages auxquels on n'a pas la possibilité d'échapper (panneaux sur voie publique, démarchage téléphonique ...) et interdire totalement la publicité dans les programmes télévisés pour les enfants ?