Premièrement, l'écoute et la recherche de solutions négociées sont impératives en démocratie. Alors qu'il était depuis longtemps évident qu'il n'y avait d'autre issue que le retrait du CPE, l'intransigeance butée du Premier Ministre a fait perdre plusieurs semaines (facs et lycées bloqués, économie perturbée).

Deuxièmement, ce conflit pose la question de la place des jeunes dans notre société. Le revenu moyen augmente mais, paradoxalement, pour la première fois depuis bien longtemps, les jeunes générations vivent moins bien que leurs parents. Nombreux sont ceux qui ne se satisfont plus d'un système fondé sur la compétition et l'écrasement des plus faibles ou des moins chanceux et qui veulent une société de partage de l'emploi, des ressources et des pouvoirs.

Troisièment, la lutte contre le chômage et la précarité doit constituer une priorité pour tous les élus, quel que soit leur niveau de responsabilité. C'est particulièrement vrai à Morlaix, car la population est fortement touchée. C'est pourquoi, au niveau local, nous demandons qu'un diagnostic partagé portant sur les diverses formes de précarité soit établi (1) et que des rencontres entre les différents acteurs concernés soient organisées pour élaborer des propositions de résorption de la précarité et d'amélioration de l'entrée dans la vie active.

(1)L'observatoire de l'emploi (qui tarde à être créé dans le cadre du pays de Morlaix) pourrait être chargé de ce diagnostic.