Ce double défi exige des actions à tous les niveaux, notamment dans les communes. Lors de chaque débat budgétaire, nous dénonçons la hausse incontrôlée des charges à caractère général. Invariablement, la majorité nous répond que celles-ci sont en grande partie incompressibles, et cite pour exemple les dépenses d'énergie. Pourtant, il est tout à fait possible d'économiser l'énergie : nous réclamons un bilan des consommations et la désignation d'une personne en charge de ce dossier.

Frédéric Marchand, directeur de l'agence HEOL, montre que des initiatives existent : « Nous proposons un conseil en énergie partagé. Douze communes du pays de Morlaix se sont associées à la démarche. Elles ont modifié leurs contrats et remédié à certaines dérives de consommation (système de programmation défaillant, comportements inappropriés...). Le coût à charge de la commune, aides déduites, est de 0,66 € par habitant par an ; les économies réalisables sans gros investissements sont de 1,80 €. A moyen terme, on peut envisager une diminution d'environ 10% de la consommation. Par ailleurs, les communes peuvent agir en veillant à une bonne orientation des maisons neuves dans les lotissements, qui permet d'économiser jusqu'à 20 à 30% ou en soutenant les projets des particuliers, comme le fait Locquirec qui accorde une prime de 300 € pour l'installation de capteurs solaires. »

Qu'attend donc Morlaix pour agir ?