Quelques données : à Morlaix, un allocataire de la CAF sur deux vit en-dessous du seuil de pauvreté ; depuis 1999, la proportion de la population morlaisienne percevant les minima sociaux est passée de 7,7% à 12,5% ; le revenu fiscal moyen* des 10% les plus pauvres s'élève à 402 € par mois dans notre commune (529 € sur Morlaix Communauté, valeur la plus faible du Finistère) ; en proportion de la population, les bénéficiaires du RMI sont 4,3 fois plus nombreux à Morlaix que dans le reste de la communauté.

Face à ce constat, que faire ? D'abord, se battre pour la création d'emplois de qualité (attention : il y a des travailleurs pauvres, victimes de bas salaires et de temps partiels imposés). Dans ce domaine, les vieilles recettes ont surtout fait la preuve de leur inefficacité : on manque d'imagination et de vision prospective. Une piste sur laquelle nous reviendrons : pourquoi ne pas faire du pays de Morlaix un pôle de référence en matière d'écohabitat (écovillages, formations spécifiques en lien avec l'AFPA, l'IUT ...) ? Ensuite, faire jouer au maximum la solidarité territoriale. Cela suppose que Morlaix travaille en bonne intelligence avec la communauté et que chacun prenne conscience de l'ampleur des problèmes : ce n'est pas en répétant à l'envi que la situation s'améliore ou en tentant de masquer les données que l'on y parviendra. Enfin, mener une politique locale visant à éviter que la pauvreté ne débouche sur l'exclusion : des efforts ont été entrepris en ce sens, il faut les accentuer.

La lutte contre la pauvreté est un immense défi à relever : arrêtons de faire l'autruche et retroussons nos manches.

revenu par unité de consommation