D'abord, le poids de Saint-Martin des Champs (55500 m2 de surfaces commerciales), qui devance Morlaix (53000 m2) et qui fait presqu'autant que la somme des communautés du pays léonard et de Landivisiau (61000 m2). Ensuite, l'importance des grandes surfaces généralistes, qui captent 82% des dépenses alimentaires et 51% des dépenses de cultures-loisirs. Leur présence est très supérieure à la moyenne nationale puisqu'elles déploient 410 m2 commerciaux pour 1000 habitants, l'objectif jugé « souhaitable » étant de 300 m2. Enfin, le manque de dynamisme du centre ville de Morlaix, où le nombre de commerces baisse de manière significative et où le taux de mitage est particulièrement élevé (14,3 % contre 7% pour l'ensemble du pays de Morlaix). Les principales explications sont le développement du commerce périphérique, le vieillissement et la pauvreté de la population. Comparativement, le centre ville de Landivisiau se porte bien.

Dans ce contexte, la création d'une nouvelle zone commerciale à Langolvas serait un non sens : elle enfoncerait encore un peu plus le coeur de ville. L'argument selon lequel cette zone retiendrait des clients aujourd'hui attirés par Brest est mis à mal par l'étude, qui note que l'évasion vers Brest est faible.

Et face au problème de stationnement, qui reste considéré comme un motif d'insatisfaction alors que le nombre de places offertes est en réalité supérieur aux ratios de villes comparables, pourquoi ne pas travailler sur l'idée d'une navette de centre ville (proposée par Morlaix Communauté, dédaignée par la majorité morlaisienne...) ?