Ce document a été adopté contre l'avis des élus de la majorité PS-PC de Morlaix. Ceux-ci ont mis en avant un désaccord sur le périmètre retenu ainsi que plusieurs erreurs mineures. Mais le principal point de discorde portait en fait sur la création d'une zone d'activités commerciales à Langolvas, que Morlaix aurait souhaité voir inscrire explicitement dans le SCOT, ce à quoi se sont refusé les élus communautaires.

La démarche du SCOT est fondamentale pour éviter que chaque commune ne cherche à promouvoir ses zones d'activités ou d'habitat au détriment de ses voisins. Et seule Morlaix Communauté dispose de la capacité à mettre de la cohérence là où, précédemment, il y avait essentiellement de la concurrence.

Pour autant, le projet communautaire ne nous satisfait pas. Il est censé se référer aux principes du développement durable mais il pêche sur au moins deux aspects fondamentaux : d'une part, il considère la réalisation d'un grand port de plaisance à Plougasnou comme une priorité ; d'autre part, il prévoit la réalisation de la rocade sud. Or ces deux opérations porteront préjudice aux générations futures. Et, compte tenu des sommes colossales en jeu, il conviendrait de consulter la population par voie référendaire avant d'engager pareils chantiers.

Par ailleurs, si l'on voulait réellement faire prévaloir l'intérêt général plutôt que de juxtaposer de multiples intérêts communaux contradictoires, il faudrait élire les élus communautaires au suffrage universel direct sur la base d'un scrutin unique pour l'ensemble du territoire. Mais cette réforme, si urgente soit-elle, se heurte encore à bien des conservatismes.