Voeu
Par Michel Le Saint le jeudi 1 décembre 2005, 00:00 - Politique et démocratie participative (débats) - Lien permanent
Traditionnellement, les changements d'année marquent l'heure des bilans et des perspectives. Sans verser dans un pessimisme exagéré, force est de constater que la situation locale reste préoccupante sur le plan de la démographie et de l'emploi : les départs de jeunes ne sont pas compensés par des arrivées et de nombreux morlaisiens sont confrontés au chômage et à la précarité.
Face à cette situation, les moyens d'action de la ville sont limités. Notre avenir se décide de plus en plus au niveau communautaire, de moins en moins au niveau municipal. La communauté d'agglomération porte les grands projets, la commune gère les affaires courantes. Mais, si la « CAPM » est devenue « Morlaix communauté », les relations entre Morlaix et la communauté sont souvent tendues.
Cela tient en partie à une méconnaissance des difficultés morlaisiennes par les élus des autres communes, en partie peut-être aussi à une certaine « arrogance » morlaisienne. Surtout, le fonctionnement de la communauté repose trop fréquemment sur une confrontation d'intérêts communaux. Ainsi, avant chaque conseil, les Maires se réunissent avec les vice-présidents pour procéder à huis clos à un certain nombre d'arbitrages, chacun faisant alors valoir l'intérêt de sa commune. On n'aboutira réellement à une prise en compte de l'intérêt général que lorsqu'on élira le conseil de communauté au suffrage universel direct dans le cadre d'une circonscription électorale unique.
Un signe d'espoir, cependant : quelques élus non morlaisiens, dont l'actuel Président, sont manifestement conscients du fait que le dynamisme de la communauté passe par un renforcement du pôle urbain. Sur cette base, souhaitons que les élus en charge des dossiers fassent preuve d'une efficacité accrue au service de leurs concitoyens.