A l'issue du Grenelle de l'environnement, l'Etat s'est engagé à faire passer la part du bio dans l'agriculture française de 2% actuellement à 6% en 2012 et 20% en 2020.

Dans ce cadre, nous proposons de développer un pôle agriculture biologique sur Morlaix, en prenant appui sur l'existant. Le pays de Morlaix compte un certain nombre d'agriculteurs et de consommateurs bio, organisés ou non (on a une coopérative de producteurs bio sur la commune de Taulé ; il y a des réseaux coopératifs d'acheteurs et aussi des producteurs et des consommateurs associés autour du système des « paniers bio »). Et Morlaix héberge à Suscinio un lycée dépendant du ministère de l'agriculture, avec des formations orientées vers l'environnement et une exploitation pratiquant l'agriculture biologique (paradoxalement, ce lycée est aujourd'hui menacé par une réduction d'effectifs).

A partir de ce noyau, on peut envisager de mettre en place un développement orienté autour de trois axes : la mise en place de nouvelles filières de commercialisation en circuit court (toujours le souci de relocaliser l'économie) ; l'expérimentation technique et la sélection variétale ; la formation initiale et continue en bio (et les besoins sont grands si l'on veut atteindre les objectifs fixés).

Cela implique que les collectivités locales jouent pleinement leur rôle en participant à l'organisation de ce pôle mais aussi à travers leurs politiques d'achat (repas bio dans les cantines scolaires et les plateaux repas fournis aux personnes âgées) et à travers leurs aides à l'installation des jeunes agriculteurs (aides spécifiques à l'installation en bio). Au-delà de son intérêt pour la santé et l'environnement, l'agriculture biologique est un moyen de préserver l'emploi sur notre territoire, voire de l'accroître.