Urgence pour les femmes victimes de violences conjugales
Par philippe le lundi 11 février 2008, 21:57 - Social, transports, vie de quartier (débats) - Lien permanent
Le problème des femmes victimes de violences conjugales est un sujet largement sous-estimé dans notre ville.
En effet, il n’existe aucune structure, aucun lieu spécifique, pour les accueillir lorsqu’elles prennent la décision de quitter leur domicile et surtout l’homme qui les met en danger. Partir est une situation difficile pour ces femmes qui souvent n’imaginaient pas pouvoir le faire. Hors actuellement, une femme de la région de Morlaix qui veut échapper à la violence d’un mari ou d’un compagnon ne peut trouver refuge nulle part ailleurs que chez des amis rarement préparés à accueillir quelqu’un qui agit précipitamment et qui parfois se retrouve sans bagage et sans argent. Au pire, elle peut se retrouver à la rue et devra compter sur l’action du CHRS pour trouver une solution d’accueil provisoire. La situation se complique encore quand la femme qui prend la décision de partir du domicile, le fait également pour protéger son ou ses enfants. Il arrive parfois qu’un enfant soit recueilli en urgence par le service de pédiatrie. Ce qui évidemment rend encore plus difficile la tâche du personnel hospitalier surtout si le père veut récupérer son enfant alors qu’aucune décision de justice n’a été prise ! Dans ce cas précis, la mère ne peut pas être accueillie avec son enfant et c’est la séparation en plus de tout le reste. Toutes les enquêtes montrent que la situation est devenue alarmante en ce qui concerne les violences faites aux femmes* et il n’y a malheureusement aucune raison pour qu’à Morlaix la situation soit différente. Il me semble que nous devons proposer et militer pour la création d’une structure d’accueil d’urgence pour les femmes victimes de violence. De tels lieux existent à Brest ou à Quimper mais pas en Pays de Morlaix. La municipalité a sûrement un appartement de disponible en centre ville où les femmes avec ou sans enfant pourraient venir se réfugier à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Ce qui est nécessaire, c’est un lieu de rencontre, d’écoute et de soutien animé par des personnes formées par les associations de femmes pour ce travail d’accompagnement spécifique. De jour comme de nuit parce qu’il n’est pas évident pour les victimes de violences d’aller se plaindre à la police. Il faut pouvoir les aider dans l’urgence, qu’elles aient un lieu pour dormir avant de s’adresser aux professionnels des services sociaux ou à la justice ou tout simplement pour pouvoir réfléchir et prendre une décision. Avec ce lieu d’accueil d’urgence, les femmes ou les mères et leurs enfants ne se retrouveraient plus isolés face à la violence et à l’incompréhension. Parallèlement, une campagne d’information en lien avec les associations départementales de femmes devra être menée sur Morlaix mais aussi sur toute l’agglomération pour informer les victimes potentielles de l’existence d’un tel lieu.
Quelques données chiffrées concernant les violences masculines contre les femmes livrées par la Maison des Femmes de Paris :
Viols : • 1 femme sur 3 est victime au cours de sa vie de viol, violences ou agression sexuelle (enquête effectuée pour le Secrétariat aux Droits des Femmes, ENVEFF 1999). • 1 femme sur 10 est victime de violence conjugale. (rapport ENVEFF 1999) • En 1999, 48 000 femmes âgées de 20 à 59 ans ont été victimes d’un viol (Enveff, 1999). • 8% des femmes de 20 à 59 ans ont subi au moins un viol ou tentative de viol au cours de leur vie (Enveff, 1999). • 78% des victimes de viols ou autres agressions sexuelles sur mineur-e-s sont des filles (Collectif féministe Contre le Viol, 1996-1998). • 90% des agresseurs sexuels sont des pères de famille (Collectif féministe Contre le Viol, 1996-1998).
Violences masculines domestiques :
• 3 femmes meurent tous les 15 jours en France du fait de violences masculines domestiques (Ministère de l'intérieur, rapport 2001)
Harcèlement sexuel : • 30% des femmes salariées sont victimes de harcèlements sexuels en Europe (selon une étude de la Commission européenne). • 1 femme sur 5 dit avoir été victime ou témoin de harcèlement sexuel en France (sondage Louis Harris, 1991).
Commentaires
rien a dire toujours le meilleur du web!
et pourquoi pas faut changer de telmps en temps la vie aimela diversite!!
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