Il faudra une vigoureuse protestation des organisations citoyennes pour que Mme le Maire rappelle à l'ordre ces censeurs trop zélés.

« De citoyens, point trop ne faut. » C'est ce principe qui a guidé la constitution de la commission chargée de donner un simple avis sur la gestion des services publics locaux : pour 6 élus municipaux, on a 2 représentants d'associations avalisées par Mme le Maire (une 3ème association, sans doute jugée incontrôlable, ayant été refusée), alors que la loi a instauré cette commission pour apporter aux élus décisionnaires le point de vue des citoyens usagers !

Ces exemples montrent à quel point la majorité municipale redoute les associations indépendantes. Il est vrai, comme l'écrivait Tocqueville, qu'« une association est un citoyen éclairé et puissant qu’on ne saurait plier à volonté ni opprimer dans l’ombre, et qui, défendant ses droits particuliers contre les exigences du pouvoir, sauve les libertés communes. »