Lorsque l'on tient compte de la hausse des taux et de celle des bases, la part communale de la taxe foncière sur les propriétés bâties (1) a augmenté de 9,7 %. Et la taxe d'habitation (2) a augmenté dans des proportions bien plus importantes encore, car à la hausse des taux et des bases vient s'ajouter l'effet de la baisse des abattements.

Ainsi, pour un ménage occupant un petit logement modeste (valeur locative égale à 1492 €, soit la moitié de la valeur moyenne), la part communale de la taxe d'habitation passe de 209 € en 2008 à 257 € en 2009. La hausse atteint donc 23 % (et même 53,6 % pour un ménage qui aurait deux enfants à charge).

Pour un ménage occupant un logement moyen (valeur locative correspondant à la moyenne communale, soit 2984 €), elle passe de 470 € à 543 €, soit une hausse de 15,5 % (17,7 % avec deux enfants à charge).

Enfin, pour un ménage occupant un grand logement confortable (valeur locative égale à deux fois la valeur moyenne), elle passe de 991 € à 1114 €, soit une hausse de 12,4 %.

Ces données montrent clairement que la majorité municipale a choisi, malgré nos protestations, une augmentation proportionnellement plus forte pour les ménages modestes.

(1)due par les propriétaires
(2)due par les locataires et les propriétaires occupants. Cette taxe est partiellement plafonnée en fonction des revenus. Toutefois, le plafonnement est calculé sur la base des taux et des abattements en vigueur en 2003. Les hausses intervenues depuis sont donc "hors plafonnement", c'est-à-dire qu'elles sont appliquées intégralement, y compris en cas de revenus dont la modicité justifie un plafonnement.