En réponse à Mme Magarinos-Rey, qui lui demandait à combien s'élevait ce taux « sur la commune et non sur le bassin d'emploi », elle a précisé « 7% » et a ensuite refusé tout débat à ce sujet.

Ce chiffre est totalement fantaisiste. Lors du ++recensement 2006++(1), il y avait à Morlaix 1051 chômeurs pour une population active de 7407 personnes, soit un taux de chômage de 14,2 %. Le taux actuel est vraisemblablement encore plus élevé car, après avoir baissé entre 2006 et 2007, le chômage a fortement augmenté depuis.

Que Mme Le Brun ne connaisse pas les données du chômage dans sa ville est une chose, que l'on pourrait à la rigueur attribuer à sa propension à préférer les fables aux comptes. Qu'elle annonce péremptoirement un taux de chômage deux fois inférieur au taux réel en est une autre, d'autant plus inacceptable que cela intervient juste après un mouvement des chômeurs demandant que leurs problèmes soient pris en considération par les élus locaux. En ne voyant qu'un chômeur là où il y en a deux, Mme Le Brun sous-estime manifestement les difficultés sociales auxquelles sont confrontés de trop nombreux Morlaisiens.

(1) Le pôle emploi dispose de statistiques plus récentes pour le bassin d'emploi, mais pas de données communales. Dans une perspective strictement économique, c'est en effet le bassin d'emploi qui doit être pris en compte pour mesurer le chômage. Mais le taux de chômage n'en est pas moins un indicateur fondamental pour appréhender la situation d'une commune sous l'angle social. A titre de comparaison, en 2006, le taux de chômage était de 10,4% à Saint Martin des Champs, de 7,7% à Plourin et de 6,4 % à Plouigneau.